Cardano et Kraken en tandem ? Un partenariat serait sur le point de naître

Cardano et Kraken

Cardano, la blockchain de troisième génération qui vise à résoudre les problèmes d’évolutivité, de sécurité et de durabilité des cryptomonnaies, pourrait bientôt s’associer à Kraken, l’une des plus grandes plateformes d’exchange de cryptomonnaies au monde. Le fondateur de Cardano, Charles Hoskinson, a récemment proposé à Kraken de collaborer sur le développement d’un protocole de couche deux (L2) pour améliorer les performances des transactions sur la blockchain.

Les L2 : un nouveau chapitre pour Cardano et Kraken

Les protocoles de couche deux (L2) sont au cœur de cette initiative de collaboration potentielle entre Cardano et Kraken. Si vous vous demandez encore ce qu’est un protocole L2, noyez qu’il s’agit d’une solution qui permet de réaliser des transactions hors de la chaîne principale (couche un ou L1), en utilisant des mécanismes de vérification et de règlement. L’objectif est de réduire la congestion, les frais et le temps de confirmation sur la L1, tout en préservant sa sécurité et sa décentralisation.

Il existe différents types de protocoles L2, tels que les canaux de paiement, les sidechains, les rollups ou les sharding. Chacun d’entre eux présente des avantages et des inconvénients en termes de complexité, de compatibilité, de liquidité et de sécurité.

Bien que Cardano soit nativement une blockchain de couche un (L1), l’idée de Hoskinson pourrait être alimentée par la présence d’un L2 fonctionnel nommé Hydra, susceptible d’apporter son expertise à Kraken dans le développement de ce projet novateur.

Pourquoi Cardano propose-t-il son aide à Kraken ?

Kraken a annoncé la semaine dernière son intention de construire son propre protocole de couche deux pour offrir à ses utilisateurs une meilleure expérience de trading de cryptomonnaies. La plateforme n’a pas encore décidé quelle blockchain L1 elle allait utiliser pour son projet, mais elle a mentionné quelques options possibles, comme Polygon (MATIC), Matter Labs ou la Nil Foundation.

Cardano, qui est une blockchain L1, dispose également d’un protocole de couche deux fonctionnel appelé Hydra. Il est basé sur le concept de state channels, qui permettent de créer des micro-réseaux entre les participants pour effectuer des transactions rapides et à faible coût, sans compromettre la sécurité de la L1. Hydra prétend pouvoir atteindre un million de transactions par seconde (TPS), ce qui en fait l’un des protocoles de couche deux les plus performants du marché.

Charles Hoskinson, qui est également le co-fondateur d’Ethereum, a donc saisi l’occasion pour proposer à Kraken de s’appuyer sur Cardano et Hydra pour son projet de L2. Il a envoyé un message au co-fondateur de Kraken, Jesse Powell, sur X (anciennement Twitter), en lui disant :

“Si vous avez besoin d’aide pour votre L2, faites-le moi savoir. Nous avons Hydra et nous pouvons vous aider.”

Quelles sont les chances que Cardano et Kraken s’associent ?

Il est difficile de prédire si Kraken va accepter la proposition de Cardano, car il y a plusieurs facteurs à prendre en compte. D’une part, Cardano et Hydra offrent des avantages indéniables en termes de vitesse, de coût et de scalabilité. D’autre part, il y a des questions de compatibilité, de liquidité et de sécurité qui peuvent entrer en jeu.

Par exemple, Kraken pourrait préférer utiliser une blockchain L1 qui a déjà une large adoption et une forte activité, comme Ethereum ou Polygon. Ces blockchains ont l’avantage de disposer d’un écosystème riche et diversifié, avec de nombreux projets, utilisateurs et liquidités. Elles ont également développé des protocoles de couche deux innovants, comme Optimism ou Arbitrum, qui utilisent la technique des rollups pour améliorer l’efficacité des transactions.

Cardano, en revanche, est encore en train de déployer ses fonctionnalités smart contract et DeFi, qui sont essentielles pour attirer les développeurs et les utilisateurs. La blockchain a certes connu une croissance impressionnante de ses adresses actives et de son volume de transactions ces derniers mois, mais elle reste encore loin derrière Ethereum ou Polygon en termes d’activité réseau.

En outre, Kraken pourrait avoir des réticences à utiliser Hydra, qui est un protocole de couche deux relativement nouveau et non testé. Hydra repose sur la confiance entre les participants, qui doivent déposer des fonds dans un canal commun et respecter les règles du protocole. Si l’un des participants agit de manière malhonnête ou si le canal est compromis, les fonds peuvent être perdus ou bloqués.

En conclusion, Cardano et Kraken ont tous les deux des intérêts communs à s’associer pour construire un protocole de couche deux efficace et sécurisé. Cependant, il y a aussi des défis et des risques à surmonter, qui pourraient freiner ou empêcher la concrétisation de ce partenariat. Il faudra donc attendre la décision finale de Kraken pour savoir si Cardano et Kraken vont entrer en tandem ou pas.

Olivier

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